FESTIVAL LE BRUIT DE LA NEIGE 2005

« Cinq minutes pour anéantir le silence »

7eme édition

 

Organisé par Studio Forum ,

En partenariat avec Brise Glace, Bonlieu Scène Nationale, Underground Family, La Machine Utile, et Artootem…

7e édition du "Bruit de la neige", Festival de musique et art contemporains : projections sonores, vidéos, images, expos, poésie, performances...

 

Avec le soutien financier de la Ville d'Annecy, du Conseil Général de la Haute Savoie, de la Sacem, de la Région Rhône Alpes et du Brise Glace.

 

 

Loin d'une provocation gratuite, le peintre futuriste Luigi Russolo(1885-1947), auteur de "L'art des bruits" en 1913, révolutionna la musique en développant une nouvelle pensée musicale en opposition radicale avec son époque. Avec lui, le son-musical devient également son-bruit, une substitution des immondices à la beauté...

 

 


 

Les éditions du festival Le Bruit de la neige : Le train Fantôme 1999 - Cuisine de sons 2000 - Virtual Zoo 2001 –

Zone de rêves 200 - Détonants voyages 2003 – L'oreille au vent 2004 – Cinq minutes pour anéantir le silence 2005

 

 

SOMMAIRE 2005

1. Synthèse

Portrait de LUIGI RUSSOLO  

 

2. PRE PROGRAMMATION LE BRUIT DE LA NEIGE 2005

 

SAMEDI 4 DECEMBRE 2004

MERCREDI 30 MARS 2005

VENDREDI 1er AVRIL 2005  

SAMEDI   2 AVRIL   2005 à 20 h30

MERCREDI xx AVRIL 2005  

SAMEDI 28 MAI 2005

OCTOBRE   2005      

  LA MACHINE UTILE

LE BRISE GLACE (LE CLUB)

LE BRISE GLACE (LE CLUB)

LE BRISE GLACE

XXXX

BONLIEU

EGLISE FORGES DE CRAN

                                                                         

3. LE PARCOURS DES ARTISTES (En cours)                                                            

3.1 Frédéric Acquaviva                                          

3.2 Ensemble Polhymnia                                        

3.3 Trio R. Bertolini (Sax) + B. Donzel (Traitement)  

3. 4 BLOCKHEADS

3.5 CONCERT CINE-MUSIQUE « Luigi Russolo au Studio 28 »

3.5 Yves MEYLAN « Improvision à l'accordéon »

 

                                                                                                                         

 

 

 

 


Synthèse

 

         L'édition 2005 du Festival souhaite rendre hommage aux précurseurs de la musique électroacoustique et en particulier aux luthiers tels que Luigi Russolo . Les nouvelles lutheries électriques sont essentielles à l'apport de timbres inouïs à la musique contemporaine.

Elles sont apparues dès le XVIIIème siècle avec le Clavecin électrique, mais elles se sont développées vers la fin du XIXème siècle avec la Dynamophone et plus tard à partir des techniques conçues pour la radio, comme le Thereminovox et les ondes Martenot. La voix peut être simulée dès 1939 par l'électronique avec le Voder. Enfin, la synthèse du son se détache du modèle de l'instrument de musique dès 1945, avec l'avènement des synthétiseurs.

 

De son côté, loin d'une provocation gratuite, le peintre futuriste Luigi Russolo(1885-1947), auteur de "L'art des bruit" en 1913, révolutionna la musique en proposant une nouvelle pensée musicale en opposition radicale avec son époque. Avec lui, le son-musical devient aussi son-bruit, une substitution des immondices à la beauté... il entreprend la fabrication d'une nouvelle lutherie destinée à étendre – mais non à remplacer – les instruments de l'orchestre, en direction de diverses sortes de sons bruités (« bruit » se dit rumore en italien). Baptisés « Intonarumori », ils consistent en bruiteurs de différents types : hululeurs (bas, moyen, aigu), grondeurs, crépiteurs, strideurs, bourdonneurs, glouglouteurs, éclateurs, sibileurs, croasseurs et froufrouteurs. Présentés en concert en 1921, ils seront ultérieurement réunis en un seul instrument protéiforme, le Rumorharmonium ou Russolophone.

 

 

Il est resté de ces expériences sonores un formidable appel d'air qui est signe de liberté poétique, et l'ambition de dépasser le cadre des sons conventionnels de l'orchestre.   

        

         Studio Forum a également demandé à plusieurs compositeurs d'écrire des musiques pour sons de bruiteurs qui accompagneront la projection de films muets sur lesquels Luigi Russolo aurait pu jouer avec son Rumorharmonium lors des séances de cinéma expérimentales du Studio 28. Cette magnifique soirée « expérimentale » sera programmée à Bonlieu Scène Nationale le Samedi 28 mai 2005,   lors de laquelle sera également distribué gratuitement aux spectateurs un CD de musiques utilisant les sons des bruiteurs reconstitués par la Fondation Luigi Russolo. .

 

                Nous accueillerons encore cette année des créations de musiques contemporaines avec des commandes du Studio Forum à des compositeurs reconnus de la région Rhônes Alpes : Ensemble Polhynnia (Chorale d'Annemasse) dirigée par J. Wiene,   et d'autres artistes tels Roland Bertolini , Yves Meylan .

 

         Le 2 avril 2004, nous programmerons au Brise Glace, le groupe américain, David Thomas and The Two Pales Boys qui génère une musique étrange et libre, panoramas soniques, déconstructions spontanées dans lesquelles cuivres, guitares et touches d'électroniques se mêlent et s'imbriquent. L'utilisation du mélodéon (accordéon diatonique) offre cascades sonores et paysages expressionnistes, parfois abrasifs, souvent mystérieux, tissés sur cette voix si particulière et reconnaissable (chant incantatoire) de David Thomas ( Pere Ubu ). «  18 Monkeys On A Dead Man's Chest » , leur troisième album studio, dirige la formation plus encore vers le savoir faire et l'intuition, nous guide vers un étrange voyage, porté par la trompette d'Andy Diagram ou le violon de Keith Moliné, mais également injecté d'une furieuse urgence rock.

 

            Par ailleurs l'exposition de peinture des Lettristes au Musée d'Art Contemporain de St Etienne nous rappelle que le mouvement Lettriste, précurseur du mouvement situationniste a eu lui aussi, son département musical avec les expériences sonores d'Isidore Isou. Nous avons demandé au spécialiste Frédéric Acquaviva de nous présenter son travail d'orchestration des symphonies d'Isidore Isou lors d'une soirée inaugurale de la saison le 4 décembre 2004.

        Studio Forum
                           

 

 


LUIGI RUSSOLO

 

2.   PRE PROGRAMMATION LE BRUIT DE LA NEIGE 2005

 

SAMEDI 4 DECEMBRE 2004 « La Musique Lettriste »   LA MACHINE UTILE

Frédéric Acquaviva   : « Musique Lettriste », Conférence + Concert

Frédéric Acquaviva, compositeur de Musiques inaudibles, réalisateur de disques introuvables.

Musique ou non, avec voix ou non, bruits ou non, a orchestré plusieurs symphonies d'Isidore Isou, fondateur du mouvement lettriste (2 CD chez Al Dante www.aldante.org ).

« Le 19 mars 1942, un Roumain de 17 ans, Isidore Isou, a une révélation en lisant la phrase de Keyserling, "le poète dilate les vocables", qu'il a comprise de travers, vocable en roumain voulant dire "voyelle". Isou lit: "le poète dilate les voyelles", il s'en enchante et crée le lettrisme »

 

MERCREDI 30 MARS 2005 LE BRISE GLACE (LE CLUB)

BŒUF"LES MUSICIEN ET LA MACHINE"

Les musiciens devront apporter des instruments exclusivement construit par eux mêmes ! 

 

VENDREDI 1er AVRIL 2005  LE BRISE GLACE (LE CLUB)

Soirée « Créations musicales»

•  « Chemins suspendus » : Trio R. Bertolini (Sax) + B. Donzel (Traitement)

•  « Opus pour accordéon et traitement » d'Yves Meylan

•  Improvision de l'ensemble du Studio Forum

 

SAMEDI   2 AVRIL 2005 à 20 h30  LE BRISE GLACE (GRANDE SALLE)

DAVID THOMAS AND THE TWO PALES BOYS + 2 GROUPES (En cours)

David Thomas and The Two Pales Boys génèrent une musique étrange et libre, panoramas soniques, déconstructions spontanées dans lesquelles cuivres, guitares et touches d'électroniques se mêlent et s'imbriquent. L'utilisation du mélodéon (accordéon diatonique) offre cascades sonores et paysages expressionnistes, parfois abrasifs, souvent mystérieux, tissés sur cette voix si particulière et reconnaissable (chant incantatoire) de David Thomas ( Pere Ubu ). Concert en coproduction avec Underground Family.

 

MERCREDI xx AVRIL 2005 18 h30 XXXX

"Luigi Russolo, Vision pour un Art des bruits" : Conférence de Philippe Blanchard, compositeur-bruitiste, (Musée d'art moderne de Grenoble le 3 juillet 2004 devant la toile de Luigi Russolo « Vision simultanée d'une femme »).

 

SAMEDI 28 MAI 2005 20 h30   BONLIEU (ESPACE 300)

CONCERT CINEMUSIQUE « Luigi Russolo au Studio 28 »

C'est un hommage rendu à Luigi Russolo qui jouait souvent au Studio 28, salle de cinéma parisienne ayant appartenue à Jean COCTEAU et dans laquelle se déroulait au début du XXeme de nombreuses projections de films expérimentaux tel que « l'Age d'or »… séance à laquelle fut détruit son rumorharmonium.   Des films muets de l'époque seront projetés accompagnés de musiques réalisées avec les sons des bruiteurs reconstitués par la Fondation Luigi Russolo.

•  Ensemble du Studio Forum (France)      « La marche des machines » de Eugène Deslaw

•  Ensemble de Padoue (Italie)                « Le chien Andalou » de Luis Bunuel

•  Concert de présentation du CD « 5 minutes pour anéantir le silence »

 

OCTOBRE  2005   EGLISE FORGES DE CRAN

Ensemble Vocal Polhymnia : Musiques Contemporaines de L'Europe de l'Est

Cette formation de Genève s'est donné pour objectif la découverte et la diffusion de partitions rarement exécutées de Compositeurs des XIXe et XXe siècles… L'ensemble a participé en 2004 au concours international de chant choral du Florilège vocal de Tours.

 

 

 

 

3. L E PARCOURS DES ARTISTES (En cours)

3.1 Frédéric Acquaviva

 

Compositeur autodidacte né en 1967, janvier, 20.

Musiques inaudibles, disques introuvables.

Musique ou non, avec voix ou non, bruits ou non.

 

 

4 CDs dont «  K.Requiem  » et «  Et…et…et  » aux Editions Al Dante

Festivals «  Licences  », Paris, «  Futura  », Crest, «  Performance X6  » à Ajaccio, «  Plastiq  »,

Musée des Beaux -Arts de Nantes, «  A.C.R  », France Culture, Radio SFB Berlin, Radio Canada…

 

Ecrits dans les revues «  Java  », «  Le bout des bordes  », «  Nioques(s)  »

Diverses collaborations avec Isidore Isou, Pierre Guyotat, Marcel Hanoun et Maria Faustino

 

 

 

Définition du lettrisme

 

Théorie poétique révolutionnaire, fondée sur la production de particules sonores, produites par l'être humain pris comme instrument. Mais écoutons l'inventeur-fondateur, Isidore Isou: "la lettrie est l'art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes, et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des oeuvres cohérentes". Ni langage, ni poésie, ni musique, le lettrisme se propose de faire une synthèse en héritant de leurs formes, conventions et contraintes en vue de les dépasser. Il recourt donc autant à la décomposition de mots, aux variations typographiques, aux alliances de lettres, qu'aux procédés du vers, aux cadences, aux alliances de rythmes, ou qu'aux thèmes musicaux, variations, contrepoints et harmonies. En prenant ses distances par rapport à la phrase, en exploitant les composantes de la lettre (position, durée, intensité, timbre), il tente de faire pour la littérature un découpage analogue à celui du cubisme pour le sujet pictural.

Le poème lettriste se constitue autour d'un événement (acte, sensation, sentiment) appartenant à des domaines variés (histoire, psychologie, politique, économie). Bien que les lettres dont il se sert aient été arrachées aux mots et ne conservent rien de leur usage linguistique, leur disposition révèle un système esthétique qui leur est propre et qui leur confère une valeur spécifique.

Le mouvement est revendicateur. Il entend libérer la poésie de la servitude des traditions, lutter contre la fin utilitaire du langage, retrouver la pureté originelle des modes de communication primitifs. Les lettries sont pures, réglées, instinctives et hypersensibles. Elles doivent engendrer un plaisir ludique et désintéressé.

Geste d'affirmation et de révolte face à l'absurdité et au désespoir engendrés au cours de deux guerres mondiales, le mouvement isouien propose une alternative: créer un monde socialiste, réorganiser le savoir, implanter un mode de pensée opposé aux rigidités de la logique, chercher pour l'humanité les voies, toujours nouvelles, d'un bonheur paradisiaque.

 

Origines du Lettrisme.

 

Le 19 mars 1942, un Roumain de 17 ans, Isidore Isou, a une révélation en lisant la phrase de Keyserling, "le poète dilate les vocables", qu'il a comprise de travers, vocable en roumain voulant dire "voyelle". Isou lit: "le poète dilate les voyelles", il s'en enchante et crée le lettrisme. Il organise un manifestation inaugurale de sa théorie poétique à Paris, aux Sociétés savantes, en janvier 1946 mais c'est au Vieux-Colombier, lors d'une représentation de la Fuite de Tristan Tzara, qu'il lui vole la vedette en récitant des lettries, réunissant ainsi quelques disciples. Le lendemain, à la une de Combat , tout Paris apprend l'événement. La publication de la Dictature lettriste cahiers à vocation propagandiste, et l'ouverture d'une Centrale lettriste à la librairie de la Porte latine, siège de la revue, achèvent de lancer le mouvement.

La poésie de mots du surréalisme et du dadaïsme se prolonge en une poésie de lettres qui acquiert son autonomie. Baudelaire en serait le précurseur car dans son oeuvre, selon Isou, émerge l'activité ciselante, par le repli sur soi, l'épuration et le rythme du vers, qui seront portés à leur extrême limite par les lettristes.

Toutefois, ce n'est pas parce que les lettristes sont persuadés d'avoir (presque) tout inventé que la poésie concrète ne peut trouver des sources plus anciennes que Baudelaire. Les jeux sonores des grands rhétoriqueurs par exemple. "Tric, trac, troc, trousseland, triquenoque / Traistre trousson, triquenique tribraque" (A. De La Vigne cité dans Tableaux de la litt.fr. , 1962, p.195) ou ce rébus de Marot: Pir vent venir / 1 vient d'un.

 

3.2 Ensemble Polhymnia

« Polhymnia » a été fondée en 1994 par Rachel Székely. Cet ensemble est dirigé depuis septembre 2004 par Franck Marcon.

L'ensemble est composé de quinze Chanteuses confirmées et collabore ponctuellement avec des instrumentistes.

Cette formation s'est donné pour principal objectif la découverte et la diffusion de partitions rarement exécutées de compositeurs des XIXe et XXe siècles. Elle participe également à la création musicale contemporaine en interprétant des œuvres inédites, souvent écrites à son intention. C'est dans cet esprit que l'ensemble a récemment enregistré deux CD d'œuvres méconnues du XXe siècle.

Pour l'année 2004, l'ensemble a été sélectionné pour participer au concours international de chant choral du Florilège vocal de Tours en France.

 

L'ensemble Polhymnia est soutenu par la Ville de Grand Lancy et par le département des affaires culturelles de la ville de Genève.

 

Répertoire : B.Bartok, B.Britten, F.Donceanu, F.Farkas, G.Fauré, L.Janacek, Z.Kodaly, M. Ohana ; I. Stravinsky…

 

 

Programmation de la soirée (provisoire ) :

 Bohuslav Martinu                      « Trois chants sacrées » pour chœur de femme et violon »

 Felicia Donceanu                      « Stabat mater » pour chœur de femme et harpe 

Felicia Donceanu                       « Stihuri » in memoria lui Ciprian Porumbescu (a cappella)

 Leos Janacek                            « Chansons de Hradcany » avec harpe et flûte

 

 

Rachel SZÉKELY

Etudes et diplôme de direction de chœur au Conservatoire supérieur de Bucarest. Après des études de chant dans la classe d'opéra de l'Académie de Musique de Vienne, engagement au Stadttheater de Berne, suivi de nombreux contrats avec des scènes d'opéras et concerts. 1964-76, professeur de chant au Conservatoire de Musique de Berne. 1975-1999, professeur de chant au Conservatoire Populaire de Musique de Genève.

 

Franck MARCON

Né en 1975, Franck Marcon se passionne dès son plus jeune âge pour les instruments à claviers et pour la voix.

Elève de Philippe Baudry, il obtient de nombreuses distinctions en accordéon classique. Après avoir obtenu une licence d'histoire, il décide de se consacrer entièrement à la musique et entre au Conservatoire régional de Nice dans les classes d'orgue (René Saorgin, Jean-Luc Etienne) et de clavecin (Mireille Podeur). Diplômé d'un premier prix de clavecin et d'un Diplôme d'études musicales en musique ancienne il est admis au Conservatoire supérieur de Genève dans la classe de virtuosité de clavecin d'Alfonso Fedi. Titulaire des orgues Serassi de Tende, il se produit dans diverses formations baroques en tant que claveciniste et fonde  Le petit ensemble  consacré à la musique baroque sur instruments anciens.

En 2000, il est reçu dans la classe de direction de chœur de Michel Corboz (Conservatoire supérieur de Genève), puis comme choriste de l'Ensemble vocal de Lausanne . Il reçoit en juin 2003, le premier prix mention bien de direction au concervatoire supérieur de Genève. Depuis septembre 2002, Franck Marcon dirige l'ensemble vocal Polhymia  dédié à la musique contemporaine et à la découverte de l'art choral des XXe et XXIe siècles.

 

3.3 Trio R. Bertolini (Sax) + B. Donzel (Traitement)

 

Nouvelle création ayant pour titre « Chemins suspendus »  

 

3. 4 David Thomas and The Two Pales Boys

        

David Thomas and The Two Pales Boys génèrent une musique étrange et libre, panoramas soniques, déconstructions spontanées dans lesquelles cuivres, guitares et touches d'électroniques se mêlent et s'imbriquent. L'utilisation du mélodéon (accordéon diatonique) offre cascades sonores et paysages expressionnistes, parfois abrasifs, souvent mystérieux, tissés sur cette voix si particulière et reconnaissable (chant incantatoire) de David Thomas ( Pere Ubu ).

18 Monkeys On A Dead Man's Chest , leur troisième album studio, dirige la formation plus encore vers le savoir faire et l'intuition, nous guide vers un étrange voyage, porté par la trompette d'Andy Diagram ou le violon de Keith Moliné, mais également injecté d'une furieuse urgence rock.

A la manière des albums précédent, 18 Monkeys présente ce même travail de composition et de décomposition, de construction et de déconstruction, succession de tableaux, noirceur et théâtralité, mise en scène et sens du drame.

En 2001, Surf's Up, le second album du groupe fût décrit par Wire comme proche de l'œuvre de Tom Waits (période Swordfishtrombones) ou de le l'univers sensoriel et schizophrène de David Linch. Une musique littéralement habitée et complexe, ouverte aux rêves et à diverses interprétations.

David Thomas est le fondateur du groupe (avant) rock Pere Ubu. The Two Pales Boys sont Andy Diagram (trompette, électronique) et Keith Moliné (guitare, violon, électronique). A. Diagram fût membre du groupe James au début des années 90, puis joua dans diverses formations telles que Dislocation Dance, The Diagram Brothers, The Honkies ou Spaceheads. K. Moliné participe au projet They Came From The Stars I Saw Them et collabora également avec Infidel et Mesmerist.

PRESSE

" Ceaselessly inventive " The Sunday Times

" Twisted and inspired, it is like everything and nothing you've ever heard, (they) are now creating a whole new kind of strange and affecting beauty…It is harrowing and haunting, beautiful and haunted stuff in which to both lose and fin yourself " Time Out

" An object lesson in the art of balancing methods and means, from a modern master " The Independent

" His otherworldly, slightly deranged voice…bears comparison with no other voice: child-like, full of guilt, pitched somewhere around, although not at, falsetto, but - and this is the fulcrum of his appeal, around which his whole oeuvre pivots - it has a serene, mournful quality. Nick Drake and Ian Curtis had that quality too, but Thomas's palette is broader, his inclination more avant-garde " The Guardian

 

3.5 CONCERT CINE-MUSIQUE « Luigi Russolo au Studio 28 »

 

Le peintre et musicien futuriste Luigi Russolo (1885-1947) révolutionna la musique en développant une nouvelle pensée musicale en opposition radicale avec son époque. Par son manifeste L'Art des bruits , Luigi Russolo diffusera l'idée d'une nouvelle écoute d'un monde sonore tel qu'il se transforme au début du XXe siècle. Son œuvre se rapporte d'une certaine manière au travail du luthier, par la construction de ses bruiteurs en 1913, qui lui permettront d'élever le bruit au son musical, une substitution des immondices à la beauté...

 

Après avoir été oublié, Luciano Berio revendiquera dans les années 50 la figure de Luigi Russolo comme précurseur de la musique moderne avant que celle-ci ne découvre le silence de John Cage.

 

Cette soirée lui rend hommage en projetant des films muets de l'époque accompagnés de musiques réalisées avec les sons des bruiteurs reconstitués par la Fondation Luigi Russolo.

 

•  Ensemble du Studio Forum (France)    « La marche des machines » de Eugène Deslaw

•  Ensemble de Padoue (Italie)                 « L'age d'or » de Luis Bunuel

•  Concert de présentation du CD « 5 minutes pour anéantir le silence »

 

 

CHRONOLOGIE

 

Luigi Russolo est né dans une famille de musiciens : son père Domenico est organiste à la cathédrale de Portogruaro et directeur de la Schola Cantorum de Latisana. Ses frères aînés Giovanni et Antonio obtiendront leur diplôme de violon et orgue, et de piano et orgue, au conservatoire Giuseppe-Verdi de Milan.

 

Après un fugitif intérêt pour la musique, Luigi Russolo opte pour la peinture et la gravure. En 1909, il participe à l'exposition annuelle Bianco e Nero, à la Famiglia Artistica de Milan, avec une série d'eaux-fortes d'inspiration symboliste. A cette occasion, il rencontre Boccioni avec qui il se lie d'une profonde amitié. Ses travaux s'inspireront dorénavant de l'oeuvre graphique de Boccioni, caractérisée par les thèmes de la mère et des paysages de périphéries industrielles.

 

En février 1910, avec Boccioni, Bonzagni, Camona, Carrà, Erba, Martelli et Romani, il rencontre Marinetti et rejoint le mouvement futuriste. Il signe le Manifeste des peintres futuristes (11 février 1910) et le Manifeste technique de la peinture futuriste (11 avril 1910) et participe à toutes les soirées futuristes, ainsi qu'aux expositions organisées en Italie et à l'étranger. Parmi les oeuvres picturales de cette période, citons : Autoritratto con teschi (Autoportrait avec crânes, 1909-1910) ; Profumo (Parfum, 1910) ; Periferia-Lavoro, (Périphérie- Travail, 1910) ; Chioma (Chevelure, 1910); Lampi (Éclairs, 1910); La Rivolta (La Révolte, 1911) ; La Musica (La Musique, 1911 ) ; Ricordi di una notte (Souvenirs d'une nuit, 1911) ; solidità della nebbia (Solidité de la brume, 1912) ; Maison + Lumière + Ciel (1912-1913) ; Dinamismo di un'automobile (Dynamisme d'une automobile, 1912-1913) ; Autoritratto futurista (Autoportrait futuriste, 1912-1913) ; sintesi plastica dei movimenti di una donna (synthèse plastique des mouvements d'une femme, 1913) ; Volumi dinamici (Volumes dynamiques, 1913) ; Impressioni di Bombardamento, shrapnels e granate (Impressions de bombardement, shrapnels et grenades, 1916).

Les oeuvres suivantes, quant à elles, sont aujourd'hui perdues : Nietzsche (1910); Treno in corsa nella notte (Train en course dans la nuit, 1910) ; Uomo che muore (Homme qui meurt, 1911) ; Una, tre teste (Une, trois têtes, 1912) ; Linee-forze di una folgore (Lignes de force d'une foudre, 1913) ; Io dinamico (Moi dynamique, 1913).

 

Le 11 mars 1913, Luigi Russolo public son manifeste L'Art des bruits, qu'il dédie à Pratella et où il présente ses théories sur l'utilisation du son-bruit. Peu après, il réalise avec Ugo Piatti une série d'intonarumori, machines sonores spectaculaires conçues pour créer et modifier les sons-bruits dans leur intensité, anticipant les expérimentations sonores qui aboutiront, au lendemain de la seconde guerre mondiale, à la musique concrète de Schaeffer et à la musique électronique.

 

 

C'est à partir de ce moment que Russolo abandonne son activité picturale pour se consacrer totalement aux problèmes musicaux.

Le 2 juin 1913, au cours d'une soirée futuriste au théâtre Storchi de Modène, Russolo présente au public un éclateur ; le 11 août, un groupe de correspondants de presse étrangers, réunis chez Marinetti à Milan, peuvent voit quinze intonarumori. Le 1er mars 1914, il publie dans Lacerba un article intitulé Grafia enarmonica per gli intonarumoni futuristi (Notation enharmonique pour les intonarumori futuristes), introduisant un nouveau type de notation musicale encore actuellement utilisé par les compositeurs de musique électronique.

 

 

Le 21 avril 1914, il débute au Teatro Dal Verme de Milan, dirigeant le premier Grand Concert futuriste pour dix-huit intonarumori, lesquels sont subdivisés en glouglouteurs, crépiteurs, hurleurs, tonneurs, éclareurs, siffleurs, bourdonneurs et froisseurs. Au cours de la soirée, sont exécutées trois compositions de Russolo : Risveglio di una città (Réveil d'une ville), Si pranza sulla terrazza del Kursaal ( On déjeune sur la terrasse du Kursaal) et Convegno di automobili e aereoplani (Congrès d'automobiles et d'avions). Le concert se déroule parmi les sifflements, les hurlements et le lancement de divers projectiles végétaux. Entre les spectateurs et les futuristes éclate une violente bagarre que la police finit par interrompre. Russolo renouvelle son concert au Politeama de Gênes ; il donne encore douze représentations en juin, au Colosseum de Londres, et fait la connaissance de Stravinski à cette occasion.

Le début de la première guerre mondiale rompt les relations que Russolo entretenait avec l'étranger. Il s'engage dans le bataillon des volontaires cyclistes lombards et est nommé lieutenant du 5e bataillon alpin Brenta. En septembre 1916, son livre L'Art des bruits sort aux éditions futuristes Poesia. Le 17 décembre 1917, Russolo est grièvement blessé à Malga Camerona et passe dix-huit mois dans divers hôpitaux. Le 4 septembre 1920, on joue L'Aviatore Dro (L'Aviateur Dro) de Pratella, au théâtre Rossini de Lugo ; mais contrairement à ce qui est indiqué sur la partition, les intonarumori sont remplacés par le bruit d'une motocyclette et d'une sirène d'usine.

 

 

 

En juin 1921, Russolo est à Paris pour trois concerts au théâtre des Champs-Elysées. On exécute des oeuvres de Fiorda, puis de Russolo, en utilisant vingt-sept intonarumori insérés dans un complexe orchestral. Le programme est dirigé par son frère Antonio qui, bien que n'ayant jamais adhéré au futurisme, a écrit plusieurs oeuvres pour le mouvement. A la première du concert (troublé en partie par la cohue organisée à l'instigation d'un groupe dadaïste dirigé par Tzara) on peut remarquer dans l'assistante : Stravinski, Ravel (enthousiaste), Diaghilev, Auric, Durey, Honegger, Milhaud, Poulenc, Taillefer, Casella, De Falla, Kahan, Claudel, Mondrian, etc. Ce dernier consacrera d'ailleurs un long article aux intonarumori dans la revue De Stijl.

 

 

En 1922, la pièce de Marinetti, il Tamburo di fuoco (Le Tambour de feu), est représentée dans plusieurs théâtres italiens, ainsi qu'à Prague, avec des intermèdes musicaux de Pratella et un fond sonore d'intonarumori.

Dès 1923, Russolo se met à la construction d'une série de romorarmoni, sorte d'harmonium qui reproduit les sonorités basses des intonarumori. En 1925, il dépose un brevet pour un archet enharmonique et donne un concert à Milan avec sa nouvelle invention, exécutant des musiques de Casavola et de son frère Antonio. Mais l'avènement du fascisme et son refus d'y adhérer excluera rapidement Russolo de l'activité que les futuristes développent durant cette période. Ceux-ci se tournent vers des musiciens comme Pratella (qui va quitter peu à peu le mouvement), Casavola ou le jeune Silvio Mix. La mort prématurée et imprévue de Mix sera toutefois l'occasion d'un rapprochement entre les futuristes et Russolo par l'intermédiaire de Prampolini.

Le critique cinématographique Deslaw se souvient qu'à ce moment on tourna trois courts-métrages : Futuristi a Parigi (Futuristes à Paris) pour lequel Russolo écrivit la musique et apparaissait comme acteur avec Marinetti ; La Marche des machines, encore avec une musique de Russolo ; et Montparnasse où jouaient Marinetti, Russolo et Prampolini. Toutefois, l'apparition du film sonore rendit vaine une des possibilités d'utilisation de ses instruments. Russolo, découragé, abandonne la musique, non sans avoir breveté auparavant son piano enharmonique dont il construisit un modèle d'une octave (le seul témoignage original de ses instruments qui nous soit parvenu). Le 28 décembre 1929, Russolo donne son dernier concert public, présenté par Varèse, au cours du vernissage d'une exposition de peintres futuristes à la Galerie 23, à Paris. Lors de son séjour parisien, il rencontre un Italien amateur de sciences occultes qui le conduit à s'intéresser à cette discipline et aux philosophies orientales.

 

 

 

G. Franco Maffina

Directeur de la Fondation Russolo-Pratella

 

 

3.5 Yves MEYLAN « Improvision à l'accordéon »

 

Yves Meylan, musicien et photographe est né en 1950

 

“Tout d'abord pianiste, j'ai cherché à m'intéresser au son de manière plus vaste. Depuis une quinzaine d'années, je réalise de la musique instrumentale, électroacoustique, musiques de spectacles et de danse. Je réalise également des émissions de radio.

 

Mon objectif dans le cadre de spectacles ou d'évènements, est d'intégrer   la musique en tant qu'acteur à part entière, et plus seulement en tant que doublure émotionnelle de l'image.

 

Lorsque je pratiquais la photographie, mon approche était presque plus picturale que photographique: j'utilisais une caméra grand format avec des pauses très longues; Je rencontrais les gens chez eux, leur environnement familier, avec sa lumière particulière, ses objets, le choix (ou le non-choix) de l'image d'eux-même qu'ils cherchaient à donner au travers de leur intérieur en racontant, selon moi, autant que les deux secondes de pause de leur corps.

 

 

PROJET DE CREATION AU BRISE-GLACE « Depuis plusieurs années je travaille avec max-msp (langage de traitement midi et audio ) et comme la plupart des utilisateurs, je me suis posé la question de l'interface homme machine.

En 2001,il me semblait intéressant d'utiliser un accordéon équipé de capteurs midi

Sous les touches,ce qui en faisait à la fois un générateur de sons et un contrôle des fonctions de traitements. J'ai développé un programme que j'ai utilisé dans une pièce que j'ai écrite pour la chorégraphe Noémi Lapzeson et jouée à la Comédie de Genève en mai 2002. Encouragé par les résultats forts intéressants j'ai acheté un 2eme accordéon cette fois sans capteurs midi, et développé un autre programme dont l'interface est cette fois réalisé grace à des capteurs fixés sur l'accordéon, ce qui libère totalement les claviers. J'ai choisi un accordéon classique à boutons pour son rapport extremement intéressant entre la qualité du timbre et sa grande tessiture. Les traitements mis en jeu sont orientés principalement sur le temps afin de conserver au mieux le timbre de l'instrument. »

 

2004

Universite d'été de la radio ‘'phonurgia Nova'' à Arles
Concert ‘'la nuit du son'' Accordeon et traitement informatique
Et ‘'ecoute chez l'habitant'' 2 pieces radiophoniques.
Concert ‘'@ptt''
Accordeon et traitement informatique.

Mars 2004

2002-2003
Sound Design de la bande son du film ‘'DE BEATE VITA'' deFabienne Abramovich.
Concert improvisation Accordeon et ordinateur.

2001-2002
Musique pour une video, societe ‘'JTI International'' presentation de departements.
Concert improvisation en trio galerie ‘'l'après midi''
OPUS 27   musique pour la choregraphie de Noemi Lapzeson
Accordeon et taitement informatique
Theatre de la Comedie de Geneve .
Concert improvisation en collaboration avec la Radio Suisse Romande dans le cadre des ‘'Nuits de la science''.

2000-2001
‘'turbulences'' musique pour la choregraphie de Fabienne Abramovich Comédie de genève

1999-2000
Conception et Realisation de l'espace sonore du musée MICROPOLIS dans le département de l ‘Aveyron (sud ouest de la France )
Ce musée dédié aux insectes fait en partie suite au film MICROCOSMOS.

1998
- 1er prix a l'unanimité du jury du concours Phonurgia Nova catégorie documentaire sonore pour ¨Au revoir merci¨ 12 chroniques sur le son et l'image.

- Double mixte¨ piece musicale réalisée pour le musée Satie a Honfleur.et commandée par les architectes scénographes Catherine   et Francois Confino.

- Lauréat du concours organisé par   le conseil général de l'Aveyron pour la réalisation de la scénographie sonore du musée des insectes   ¨MICROPOLIS¨en construction a St Leons dept de l'Aveyron.

- Festival de danse, Creation d'une piece musicale pour la compagnie Metal de Fabienne Abramovith